Pourquoi la self-défense
Pourquoi la self-défense?
Au-delà des chiffres, le sentiment d’insécurité semble augmenter, relayé par une information continue toujours plus présente.
Or, depuis des siècles la gestion de la sécurité est une mission régalienne, qui revient à l’état.
La gendarmerie ou la police ont toujours eu pour mission de veiller à la sécurité des citoyens.
Par conséquent il ne nous est plus apparu utile et normal, dans nos sociétés développées, de devoir recourir à la violence pour nous défendre.
La justice a même légiféré en ce sens en donnant un cadre légal de « légitime défense ».
Nous avons de ce fait « désappris » à réagir physiquement pour survivre. Cette perte d’apprentissage conduit à un manque d’expérience, voire à la formation de croyances qui seront plutôt un handicap en cas de confrontation physique. Ainsi, dans le contexte d’une agression, très chargé émotionnellement, nous pouvons ne pas réagir de façon adaptée jusqu’à nous retrouver paralysés.
On souligne souvent que le visage de la violence urbaine d’aujourd’hui a profondément changé et l’actualité rappelle parfois que les limites peuvent être dépassées quant au degré de violence, au nombre d’agresseurs sur une personne ou l’utilisation d’armes.
Si on anticipe l’éventualité d’une agression sur soi ou sur ses proches, sans jamais y avoir été confrontés la plupart du temps.
Sans être un va-t’en guerre, on comprend que l’on puisse se poser la question suivante : « suis-je réellement préparé ?».
Ainsi, lorsque les gens franchissent les portes de nos dojos, ce n’est pas simplement pour faire du sport, mais bien pour se dire qu’ils peuvent acquérir les notions indispensables de self défense pour répondre à cette question.
Pour autant, nous ne pourrons jamais garantir l’efficacité à 100% de ce que nous enseignons, sinon nous vendrions du rêve !!!
Car beaucoup de critères personnels et environnementaux entreront en ligne de compte, et pourront comme nous l’avons précédemment évoqué, nous limiter dans nos réactions.
Car il faut bien comprendre que lorsque notre système émotionnel s’active en réaction à un facteur de stress intense, nos capacités de raisonnement et de discernement vont être transitoirement mises en pause. Il est alors illusoire de croire que sans un entraînement spécifique ou une préparation adaptée, notre cerveau réagira de manière non confuse.
Idan Abolnik, un des plus grands spécialistes au monde de la self défense adopte une approche pragmatique résumée par ces propos : « Nous devons considérer la légitime défense dans une perspective basée sur la réalité.
La plupart des gens ont une mauvaise idée de ce qu’est la légitime défense et plus encore, une mauvaise idée de ce qui sera exigé d’eux pour se défendre et/ou défendre leurs proches.
De nombreuses écoles qui enseignent la self défense ou l’autodéfense dans le monde donnent l’impression que l’autodéfense est facile, amusante et rapide à apprendre.
Mais si nous travaillons avec des agressions au plus près de la réalité telles que : des agressions à mains nues (saisies, étranglements, frappes), des menaces ou des attaques avec armes (couteau, pistolets, barres à mine, batte de base ball…), alors aucune de ces situations ne sera amusante ou facile à surmonter et encore moins rapide à apprendre !!! »
Comme dans la nature, un agresseur choisit sa victime et se focalise le plus souvent sur la personne qui semble être la plus faible afin d’obtenir ce qu’il souhaite.
Que ce soit pour affirmer un sentiment de puissance ou simplement pour lui prendre quelque chose ou pour obtenir des faveurs d’ordre sexuel.
Inévitablement, nous entrons dans un contexte dominant/dominé, plus proche du monde animal que de celui de l’être humain.
Ainsi, plus notre confiance en nous augmente, plus nous adoptons des postures et des attitudes non verbales qui peuvent indiquer de manière claire que nous sommes préparés à un affrontement.
Or psychologiquement, l’agresseur est régi par les mêmes principes que ceux retrouvés dans la nature, c’est à dire limiter aussi les risques pour lui.
Ainsi, ces « messages non verbaux » le pousseront peut-être à réévaluer son intention et diminueront le risque d’agression. Ceci ne veut pas dire que nous ne serons jamais agressés.
Loin de l’image d’un sport élitiste réclamant des qualités physiques hors normes, le krav maga est une discipline qui, au contraire, ne requiert pas d’aptitudes physiques particulières, que ce soit une grande souplesse ou une musculature développée.
C’est principalement le travail sous tension permanente, qui résulte de notre recherche incessante de réalisme, parfois poussée à l’ultra réalisme pour les plus anciens et anciennes, qui fait que lorsque vous franchissez la porte de notre dojo vous comprenez vite à quel point il n’est pas si aisé de se défendre !!!
Pour autant, cette discipline s’adresse à tous puisqu’elle est entièrement basée sur les réflexes naturels du corps.
Pas ou peu de mouvements types arts martiaux qui demandent à être pensés, ou à réfléchir ce qui n’est pas compatible avec une situation de stress qui réclame des décisions automatiques.
Nos cours ont pour objectif de vous aider à réapprendre la notion de survie par le biais d’exercices de réflexes ou « mises en situation » pendant l’entraînement. Pour cela, il est indispensable de travailler dans des conditions où le stress physique peut être très intense.
Et en recréant des situations d’agressions psychologiquement très réalistes, le cerveau va à s’entraîner à prendre dans un temps extrêmement court la décision qui sera la plus adaptée à la situation.
Pour acquérir ces aptitudes , il faut travailler dans des situations variées ou inédites avec un ou plusieurs agresseurs, simuler efficacement des attaques ou menaces à mains nues ou avec armes (couteau, bâton, batte de base ball, arme à feu…), se confronter à des agressions en champs ouvert (parcs, rue, magasins, tous ce qui peut permettre de fuir plus facilement) mais aussi en champs restreint (transport en commun, voiture, avion, ascenseur…) car ces espaces plus ou moins confinés, ne facilitent pas ou peu la fuite, ce qui nous obligeraient alors à agir.
Une grande partie du travail est basée sur la gestion du stress et sur la capacité, avant même d’agir, d’établir un dialogue susceptible de faire baisser une tension qui pourrait avoir des conséquences négatives.
Nous enseignons avant tout que rien ne vaut une vie, : ni un portefeuille, ni un téléphone, ni une cigarette, ni même une voiture ou les clés de chez soi.
Le maître mot en cas de menace sera d’obtempérer et donner ! Si l’agression vise à obtenir des faveurs sexuelles tout le travail de gestion du stress pourra alors être utile…
Si vous êtes intéressés par un cours de self défense qui répond à ce cahier des charges alors nous vous attendons à la rentrée pour la saison 2022/2023.
Cours adultes/ados/enfants à partir de 10 ans.
